L’artiste...c’est comme ça qu’on m’appelait quand j’étais petite.

Je m’inventais un tas d’histoires, je me construisais un monde rempli de couleurs et de jolies choses. Je vivais dans un univers imaginaire qui n’appartenait qu’à moi.

Ce que je préférais c’était plonger mes mains dans de la peinture à doigts et gribouiller sur des grandes feuilles blanches.

Les années ont passé. Être artiste enfant c’est bien, mais en faire un métier, c’était hors de question! Après avoir bataillé, j’ai enfermé mes rêves dans un tiroir, je suis rentrée dans le rang et j’ai commencé des études de marketing.

J’ai commencé à travailler à gauche et à droite sans trouver d’épanouissement professionnel. Je me suis mariée, j’ai eu trois enfants, je suis devenue mère au foyer jusqu’à l’entrée à l’école du plus jeune.

Ensuite, je reprends un resto avec un ami. Je refais toute la déco, lance le concept tapas chics.

Quelques temps plus tard, je me retrouve aux urgences pliée en deux. Les examens ne donnent rien. Je suis en parfaite santé. Mais j’ai mal. Je me repose et me plonge dans des bouquins de développement personnel. Je comprends très vite que mon corps me dit STOP, je réalise que la tête dans le guidon, je m’étais enfermée dans une vie qui ne me convenait pas. Où étaient passés mes aspirations et mes rêves d’enfants ?

Je quitte le resto, je divorce et je pars à la recherche de ce fameux tiroir que j’avais fermé sur mes rêves il y a bien longtemps.

Décidée à changer de cap, la vie s’est mise à m’aider en semant des indices sur mon chemin.

Je m’inscris à des cours de théâtre, j’écris un livre, je suis des cours de dessins, de peinture et je rencontre celui qui est mon mari aujourd’hui. Il m’encourage, il me pousse...il réveille l’artiste qui sommeillait en moi.

En 2012, je m’inscris au parcours d ‘artistes de Limal et….je vends mes premières œuvres.

Ensuite tout s’enchaîne. J’expose en Belgique puis à en France.

En 2018, c’est la toile blanche. Plus rien de bon ne sort de mes pinceaux. Je tourne en rond, je m’ennuie, je ne ressens plus ce bonheur de m’enfermer dans mon atelier. Je travaille avec ma tête mais mon cœur et mon âme ne participent plus. Alors, je m’arrête et je range mes pinceaux au placard.

J’entends parler de l’art thérapie. Une étincelle jaillit, et je me reconnecte à ce bien-être que je ressentais quand je créais. Alors, je retourne sur les bancs de l’école et je suis une formation en art thérapie en France.

En septembre 2019, j’agrandis mon atelier et j’ouvre la Bulle Créative de Claire. J’y anime des ateliers de développement personnel par la créativité. De mois en mois, je me fais connaître. Le concept est nouveau en Belgique et petit à petit, mes ateliers se remplissent.

Le 18 mars 2020, l’annonce tombe. La Belgique est confinée. Ma bulle est arrêtée en plein élan !

Mais pas ma créativité. J’entraîne mon mari dans les Papotes de Marie-Cécile et Charles-Emmanuel. Des capsules vidéos humoristiques quotidiennes d’un couple confiné que nous publions sur Facebook.

Et je reprends mes pinceaux. d’abord dans mon carnet artistique ensuite sur des petites toiles. J’essaie, je teste, j’expérimente… quelques jours plus tard, naissent mes sculptures sur toiles.

Depuis, j’ai retrouvé le flow, ce moment de lâcher-prise total où mon cœur et mon âme racontent une histoire, une émotion, un sentiment à travers mes nouvelles œuvres.

Aujourd’hui, j'expose mes sculptures sur toiles et j’ai rouvert La Bulle Créative de Claire où j’anime, en plus des ateliers de bien-être par la créativité, des ateliers artistiques.